Des longues distance ont empechés des elecetusr


Dans le territoire de Masisi en province du Nord Kivu, des électeurs étaient contraints de parcourir des kilomètres pour rejoindre leur bureau de vote. Beaucoup de personnes âgées et d’handicapés, entre autres, n’ont ainsi pas pu voter alors qu’ils le souhaitaient. « J’habite à Mushaki, et je suis venue voter ici à Matanda parce que c’est là que mon nom est apparu, donc j’étais obligé de parcourir au moins 5 km pour aller voter », explique Ntamuheza Joseph rencontré à Matanda dans le territoire de Masisi dans la province du Nord Kivu ou il est venue accomplir son devoir civique. Comme lui, de très nombreux électeurs devaient parcourir de 5 à 10 km pour rejoindre leur centre de vote. « Nous nous sommes réveillé très tôt le matin pour être au bureau de vote, j’ai marché au moins 10 km jusqu’ici », explique Uwimana, une femme rencontrée à Matanda. Les bureaux sont en effet installés là où il y a une forte concentration d’électeurs, là où ils sont peu nombreux, les bureaux sont rares et donc souvent éloignés, ce qui est souvent le cas dans cette région. Ces longues distances ont rebuté de nombreux électeurs qui ont préféré rester chez eux et qui n’ont pas voté. Une maman qui a requit l’anonymat s’explique : « Les bureaux de vote sont très, très loin, je ne sais pas y arriver. Je dois m’occuper de mon champ et de mes enfants. Je ne sais aller passer toute la journée au bureau de vote. Où trouverai-je à manger pour mes enfants ? » Parmi les personnes qui ne sont pas aller voter dans ces conditions, on note entre autre beaucoup de gens du troisième âge et des handicapés. « Je n’ai plus assez de force pour aller voter trop loin, je n’ai personne pour m accompagner. Je voulais vraiment voter mais l’emplacement des bureaux ne me permet pas d’y arriver vue mon état de santé, témoigne une personne âgée. Ils n’ont pas pensé à nous qui avons du mal à marcher. Ils ne voulaient peut être pas que nous allions voter. » Pourtant, ces élections étaient un moment très attendu de nombreux Congolais soucieux de choisir librement leurs représentants. Ne pas pouvoir le faire en a déçu plus d’un.

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Election en RDC enthousiasmes et déception


Les électeurs congolais se sont rendus aux urnes ce lundi 28 novembre pour élire le prochain président de la République et 500 députés. A Kinshasa, l’enthousiasme et la déception étaient au rendez-vous. Dans l’est du pays, de nombreuses irrégularités ont été constatées.

Alice Bafiala, Kinshasa et Passy Mubalama, Goma

Désorientation à Kinshasa
L’une des grosses déceptions des électeurs était l’absence d’un grand nombre de noms sur les listes électorales. Il ne suffisait pas d’avoir sa carte d’électeur, mais aussi son nom repris sur les listes affichées. « Depuis 6h du matin, j’ai parcouru cinq bureaux de vote à la recherche de mon nom. Mais beaucoup d’autres dans mon cas ont été découragés et sont retournés chez eux. Il fallait être déterminé comme moi pour finir par voter », avoue Cindy Ntumba. Pour Pierre, c’est un rendez-vous raté. « Mon nom n’était pas sur les listes. C’est honteux pour la Céni ! J’ai voté, mais en tant qu’électeur omis, et j’ai de sérieux doutes sur la crédibilité des résultats », poursuit Pierre.

« Vers 17h, on nous a dit qu’il n’y avait plus de bulletins de vote pour la présidentielle, juste ceux des législatives. Comment peut-on avoir un nombre différent de bulletins pour les législatives et la présidentielle alors que ce sont des élections combinées ? », s’interroge Fanny, pour qui tout ça sent la fraude.

Gabriel, témoin d’un parti politique, dénonce une organisation précipitée de la Céni. « Avec mes collègues déployés dans d’autres bureaux de vote, nous avons noté l’impréparation et l’amateurisme dans plusieurs bureaux de vote de Kinshasa. ».

Inquiétudes
A la fin de la journée, certaines informations font état de nombreux cas de bulletins appréhendés en dehors des bureaux et déjà cochés en faveur du président sortant. Pour Jean-Bedel, la plus grande crainte c’est la suite du feuilleton. « Nous risquons de payer cher l’obstination de Ngoy Mulunda (président de la Céni) à vouloir tenir parole alors que la machine de la Céni n’était pas rodée ». Comme pour confirmer ces craintes, un candidat à la présidentielle, Vital Kamerhe, a dénoncé, dans un communiqué de presse publié le jour même du vote, une « vaste opération de fraude massive susceptible de dénaturer la vérité des urnes mais aussi de susciter une contestation dont l’escalade peut conduire à une insurrection aux conséquences incalculables ».

Nombreuses irrégularités au Nord-Kivu
Dès 6 heures du matin, l’heure prévue pour l’ouverture officielle des bureaux de vote, de nombreux électeurs forment des files interminables devant les urnes.

Musubao Muhindo, un électeur de 60 ans venu voter dans le centre de vote de Faraja à Goma, explique « C’est un moment historique pour nous car nous pouvons maintenant voter librement. Ce n’est plus comme à l’époque du président Mobutu où on nous obligeait à voter pour lui», explique-t-il. Kayetele Arajabu, autre électeur, renchérit :  »Nous sommes ici pour choisir nos représentant. Ce qui est vraiment très important pour nous et pour l’instauration de la paix dans notre pays. »

Pourtant, dans plusieurs bureaux de vote, de nombreuses irrégularités ont été signalées et même des troubles ont été enregistrés.

Au complexe scolaire La Joie, le plus grand centre de vote situé dans le quartier Ndosho de Goma, des policiers ont tiré des balles en l’air pour disperser la foule en colère. La population s’est attaqué au chef d’un bureau de vote qui aurait complété des bulletins de vote sans aucun témoin.

Listes électorales incomplètes au Masisi
A Sake et à Matanda, dans le territoire de Masisi, de nombreuses populations ne se sont pas retrouvées sur les listes affichées par la commission électorale nationale indépendante devant les bureaux de vote. D’où les inquiétudes de voir les électeurs ne pas accomplir leur devoir civique. Le Mwami Bauma Bitsibu, le chef de groupement de Kamuronza à Sake, pense que  »la Ceni n’a pas informé suffisamment les électeurs sur la façon de retrouver leurs nom sur les listes. A 14 heures beaucoup d’électeurs n’ont toujours pas voté, pourtant à 17 heures tous les bureaux seront fermés. Est-ce que la Ceni va prolonger les élections afin que ceux qui n’ont pas voté puissent également exprimer leur voix ? », s’interroge-t-il.
Alors que la loi électorale garantit le secret de vote, de nombreux électeurs analphabètes ont été accompagnés dans l’isoloir par des témoins de partis politiques, ce qui suscite des doutes quant à la transparence du scrutin.

De nombreux autres témoins se sont vu carrément refuser l’accès aux bureaux de vote. Comme l’explique l’un d’eux :  »Nous sommes là depuis le matin, mais on nous empêche d’entrer. Qu’est-ce qui va se passer exactement dans ce bureau alors que nous ne sommes pas là ? Comment allons-nous témoigner de la crédibilité même de ces élections ? »

Au centre de vote de Mushaki, à Masisi, la plupart des témoins sont des militaires et de nombreuses pressions sont faites sur les électeurs.  »Parfois,  on nous oblige à voter pour certains candidats », explique un électeur qui requiert l’anonymat. Cet électeur a parcouru plus de 10 kilomètres pour voter.  »La majorité des centre sont éloignés et les routes ne sont pas du tout accessibles », se lamente-t-il.

Rappelons que 11 candidats étaient en lisse à la présidence, parmi eux Joseph Kabila Kabange, candidat à sa propre succession, Vital Kamerhe ancien président de l’Assemblée nationale, et Etienne Tshisekedi, le grand opposant depuis Mobutu. À la députation nationale, sur les 500 sièges à pourvoir, quelque 18.000 candidats ont été enregistrés. Alors qu’aujourd’hui certains bureaux de vote accueillent encore des électeurs, la proclamation de résultats provisoires par le bureau de la commission électorale nationale indépendante est attendue pour le 6 décembre.


 

 

Les Femmes Nombreuses au sein des Partis Politiques?


A deux mois seulement des élections présidentielles en République Démocratique du Congo ; nombreuses sont les femmes qui adhérent au sein des partis politique.  Plusieurs interrogations se posent pourtant. Ces femmes  occupent-elles des  postes important au sein de ces partis politiques? Contrairement aux élections passées, organisées en 2006, une forte détermination se fait voir. Nombreuse sont les femmes  qui sont déterminées à occuper des postes important pour remporter plus de voix aux  prochaines élections. Madame Edoxy Ndiyavake du CAFED (Collectif Associations des Femmes  pour le Développement) explique: » Nous sommes entrain de travailler beaucoup  pour qu’il y ait  plus des femmes qui soient élues à tous les niveaux. Pour cela nous ne sensibilisons pas seulement les femmes  mais aussi les hommes car les femmes ne seront pas seulement candidate pour les femmes mais aussi pour les hommes » souligne t elle.

Pourtant je pense qu’il y a encore grand chose à faire de la part des femmes qui ont beaucoup de préjugés vis-à-vis des autres femmes.  Beaucoup des gens pensent que les femmes souffrent d’un complexe soit de supériorité, soit d’infériorité et, une fois au pouvoir, elles ont du mal à jouer leur rôle. Mais est-ce vrai ? N’est-ce pas une façon de limiter la femme et de laisser à l’homme le pouvoir de diriger? N’est-ce pas une façon d’écarter indirectement la femme ? En regardant cette situation de prêt on remarque que les femmes en général on beaucoup plus tendance à  être plus exigeantes face aux candidatures féminines que masculine.  Je pense que les femmes en RDC devraient se soutenir mutuellement afin que réellement la femme puisse être aussi acceptée par les hommes.

Que peut-on dire de cette détermination des femmes ? Seront-elles réellement représentées valablement aux prochaines élections ? Attendons les élections  de Novembre 2011 pour affronter cette réalité.